J’ai le sentiment de commettre constamment les mêmes erreurs. Ce sont des habitudes bien ancrées associées avec la dépendance. Je ne sais même pas si habitude il y a, c’est juste la dépendance.

Je n’ai aucune inspiration. Je suis le verre complètement vide.

Il y a quelques jours je me sentais heureux, j’avais la banane (le sourire), là c’est retombé comme un vieux soufflé, j’essaie sans grand succès de me réfugier dans le sommeil et je me sens vraiment fatigué. Quand j’arrive à faire une sieste ça va mieux, mais avec titi qui se pointe en début d’après midi et repart à 19:00 ou 20:00 depuis deux jours, c’est mort. Ca va mal finir cette histoire, je vais en arriver à m’énerver et à le virer de chez moi. En plus ce n’est pas par amitié qu’il s’incruste, mais comme il est à la rue, c’est plus confortable chez moi, il y a la TV, à manger, il ramène ses bières pour la boisson, tout pour plaire. C’est ma faute aussi, je lui ai proposé de l’héberger une nuit plutôt qu’il passe la nuit dehors, je lui ai donné le doigt il a pris le bras. Je vais essayer de lui faire comprendre avec un minimum de délicatesse, mais la délicatesse n’est pas son fort. Passons.

A coté de ça, Steph est un parangon de vertu. Lui, tant qu’il a sa bière et son joint (ou pas, il ne fera pas une maladie s’il n’a rien), tout va bien. Il est calme, discret, ne veut pas déranger, bref il est de bonne compagnie. Je me moque qu’il boive et qu’il fume, tout ça c’est du passé pour moi. Ca ne me tente pas.

Même fumer, jusqu’à il y a peu je fumais de temps en temps avec plaisir, mais maintenant ça ne me dit plus rien. Ce n’est pas une décision volontaire, simplement l’envie m’en est passée.

Ca faisait quelques années que je ne fumais plus que très occasionnellement. Paco aussi a arrêté de fumer depuis 6 mois environ, ça a été vraiment dur pour lui, il était très accro. Je ne sais pas exactement ce qu’ils mettent comme produit de coupe pour augmenter la dépendance, mais ça craint.

Et puis tout le monde fume autour de nous, et quand on veut arrêter bonjour la tentation.

Moi j’ai une chance de cocu (?), je n’ai eu aucun effort à faire, ça ne me manque pas.

Ceci dit j’ai d’autres problèmes costauds. Je ne prends plus de benzo depuis plusieurs semaines, quand à la metha je m’efforce de ne pas faire d’écart. Pas évident, craving and co.

Je fais un blocage psychologique pour passer de 20mg à 15mg. La problème n’est pas physique (je l’ai déjà fait par le passé sans soucis physiques) mais dans la tête, ça coince. Ca l’a fait à d’autres personnes avec qui j’ai discuté, pour N c’était dépasser les 30mg. On a tous nos petits problèmes…

Quand j’en parle, comme sur ce blog, ça me remotive, je le fais pendant quelques jours puis je foire et je remonte à 20mg. A force d’essais et d’erreurs je vais bien finir par y arriver, mais en attendant je rame. Pas terrible pour l’estime de soi.

J’ai plusieurs rendez-vous chez le dentiste et en stomato à l’hôpital, où ils vont m’arracher des racines de dents. Je ne sais pas s’ils font ça sous anesthésie locale ou générale, ce sera la surprise… Mon dentiste à fait les soins pour la mâchoire inférieure, reste le gros morceau, la mâchoire supérieure. Il y a un organisme qui prend en charge les poses de couronnes, j’espère que je vais y avoir droit, parce que je n’ai pas le moindre sous pour ce genre de joyeuseté.

J’ai 4 racines aui auraient besoin d’une couronne. Les dentistes du privé font payer une couronne 1300 à 1700 €, c’est du délire. Moi je passe par une dentiste de la CPAM, qui fait très bien son travail et ne me fait pas mal. A l’institut, il y avait un dentiste dont la politique était simple : il arrachait les dents à problème. Un vrai boucher, il n’attendait pas que l’anesthésique fasse effet et martyrisait allègrement ses patients. Je l’ai évité, alors que j’ai eu une belle rage de dents. Deux jours d’ibuprofène ont fait passer la douleur, et l’infection s’est résorbée d’elle-même. Il faut dire aussi que la metha agit comme un antidouleur efficace. Vu l’état de mes dents, j’aurais du avoir moult souffrances, mais non, ça passe comme une lettre à la poste.

J’essaie d’éviter de sourire, ça évite un choc à mes interlocuteurs.

Je croise de temps en temps un mec qui habite dans le même quartier que moi, lui c’est bien simple : il lui reste une seule dent ! C’est important les dents. On se sent mieux quand on n’a pas de trous plein la bouche. Je connais plusieurs tox (qui ont une mauvaise hygiène et pour qui les produits ont un effet désastreux) qui ne veulent pas se faire soigner en raison du coût prohibitif des soins. Pourtant, pour ceux qui ont la CMU c’est entièrement pris en charge mais certains n’en profitent pas, peur du dentiste ou flemme, je ne sais pas. Dommage pour eux, ça n’ira pas en s’améliorant.

Tant pis pour l’esthétique. Ils s’en foutent un peu faut dire. Il y a pire que quelques dents manquantes.

Il va falloir que j’aille voir N qui m’a prété des CD de musique, pour les lui rendre. Il n’y a pas urgence, mais il ne faudrait pas que ça s’éternise.

N et Paco font des efforts couronnés de succès et moi je me sens comme un con. J’ai fait quelques petits progrès, mais étalés sur le temps, ce qui fait que je n’ai pas le sentiment d’avoir progressé.

Arrêt du shit, des benzo depuis quelques semaines, métha mieux gérée… Voilà, niveau dépendance c’est à peu près tout. C’est mieux que rien, mais je reste insatisfait. Enfin, il vaut mieux avancer par petits pas que tenter des grands pas et se casser la gueule.

Ceci dit il faut nuancer : Paco s’est remis à boire un peu et N a un faible pour les benzo, qu’elle prend à doses posologique. Quand elle en a. Je ne suis donc pas le dernier des derniers. On a tous nos petits soucis… Il faut relativiser.

Depuis avant-hier je n’arrête pas de dormir, et je me sens vraiment fatigué. Je ne récupère pas. J’espère que je n’ai pas chopé une saleté. Une mouche tsé-tsé ? Importée d’Afrique équatoriale dans une caisse de bananes ? Mouaif, peu probable.