Depuis deux semaines j’ai pris sagement mes 40 mg de metha tous les jours à peu près à heure fixe, sans écarts ni déviation. J’étais assez content de moi (disons que je ressentais une petite satisfaction intérieure). Aujourd’hui j’ai pris 20 mg, avec l’anxiété de ne pas avoir pris assez et la crainte d’éprouver des symptômes de manque. Mais non, à cette heure (20:00) tout va bien. Je vais essayer de continuer dans cette voie.

Les jours a venir risquent d’être plus délicats à gérer, étant donné que la métha à une demi-vie assez longue. Ce qui implique qu’aujourd’hui j’ai surfé sur la vague de ce que j’ai pris hier, mais demain je n’aurais pas cette vague à surfer, mon moteur endorphinien tournera à vide.

Je ne sais pas comment ça va se passer demain, je dois voir mon toubib au CSAPA, et je pense qu’ils vont me donner 4 jours de traitement d’un coup, car il n’y aura pas d’infirmière pour la distribution vendredi et lundi c’est férié. Ce qui, pour moi et la petite mécanique perverse que j’ai dans le cerveau depuis 30 ans, représente un risque majeur de prise de métha en surdose. Ce qui me ferait… Deux secondes, je calcule… 140mg d’un coup. Pas assez pour que ce soit un risque pour ma santé, mais j’essaie de me discipliner pour éviter ce genre d’écueil.

En ce moment, je tente d’apaiser mes envies sur les benzos et la metha, pour les benzos et grâce à l’aide de Lolo, j’ai désamorcé une belle petite bombe à retardement et des cravings probables. Nath voulait des Valium, je les lui ai trouvé, mais plutôt que les conserver, je les ai donné en garde jusqu’au moment ou je pourrais les lui donner. Ca m’évitera de me torturer les méninges.